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mardi, 29 avril 2008

Humanité

Je ne suis qu'un humain...

Et ma route est dans l'ombre...

Je ne sais pas si je ne vous oublierais jamais...

Je ne veux jamais être oublié...

Mais c'est cette route que je suivrais...

Si seulement cela pouvait ne pas être un véritable Adieu...

 

mercredi, 23 avril 2008

Avant l'Aube

C'est juste pour ça que je ne peux me résoudre à tout détruire...

Où bien est-ce juste une excuse à ma lâcheté ? Est-ce qu'aimer est une si grande preuve de lâcheté ? Est-ce que je ne mérite pas d'aller droit au but ?

C'est pour eux que j'avance...

Je suis condamné...

C'est pour eux que je vis...

Je n'existe que pour ne pas faire souffrir...

C'est pour eux que je suis encore là...

Je suis dépendant des autres...

Et peut-être que je m'envolerais si loin...

Que je serais perdu bien avant l'aube... 

samedi, 19 avril 2008

Impact

Ces quelques mots qui ne produisent rien...

Ces quelques instants d'ignorance qui sont pire que la mort...

Ces instants de vérité redoutés...

Il n'y a plus rien à dire...

Il n'y a plus d'espoir...

Je vais appuyer sur Reset... 

mercredi, 16 avril 2008

Tic Tac

Je n'ai même pas besoin de 30 minutes pour tout détruire...

Je peux attendre...

Où bien je peux déployer mes ailes et tout altérer...

Mensonges... Vérité... Au point où j'en suis...

Et je crie...

Et je rêve... je vole...

Je rêve que je vole... 

lundi, 14 avril 2008

Temps altéré

Comme une grande horloge déréglée, telle est ma vie.

Tout va trop vite, tout s'enchaine et je n'ai pas le temps de comprendre.

Ce n'est plus une décision que je dois prendre, je dois maintenant courir jusqu'à l'arrivée...

J'aimerais moi aussi me dire que mon but est ici...

J'aimerais moi aussi pouvoir dire que je suis arrivé après tout les efforts fournis...

Juste m'étendre dans des bras en souriant, en pleurant, en atteignant mon but...

Mais personne ne m'attendra si je m'arrête maintenant...

Personne ne sera là pour me receptionner lorsque je dirais "Goal"... 

jeudi, 10 avril 2008

Immolation

C'était un groupe d'aventurier tout à fait banal, composé d'un prêtre, une magicienne, un guerrier, un paladin et une voleuse. Ils étaient parvenus dans la plus haute salle de la plus haute tour du donjon, celle qui contenait La Flamme Pure.

Les combats qu'ils avaient menés jusqu'ici les avaient endurcis. Et il pensaient être préparés à n'importe quelle situation.

Malheureusement, ce qu'ils découvrirent dans cette salle bouleversa tous leurs espoirs...

Dès leur entrée dans la salle, le paladin fut brûlé vif. Une combustion si rapide que personne ne put esquisser un geste avant de se retrouver face à un tas de cendre. Puis le sol commença à chauffer de plus en plus fort. Le prêtre se consacra corps et âme à protéger ses compagnons pendant que la voleuse tentait de récupérer La Flamme Pure le plus rapidement possible.

Lorsque cette dernière réussit finalement à s'emparer du trésor, la salle se plongea soudainement dans l'ombre, et le sol sembla se dérober sous leurs pieds.

Lorsqu'ils se réveillèrent, ils se trouvaient dans une petite salle ronde, avec une unique grille. Derrière cette grille se trouvait une multitude de monstres qui semblaient attendre patiemment l'ouverture de leur barrière. Il ne semblait pas y avoir d'autre solution que de combattre. Ils se préparèrent donc tous à affronter les monstres.

En effet, la grille s'ouvrit, et la horde s'abbatit sur eux. Chaque combattant se débrouillait à merveille. Finalement, ils parviennent à terrasser toutes les créatures et s'engouffrèrent dans la sortie ainsi libérée. La voleuse fut la première à traverser la grille, afin de s'assurer discrètement qu'il n'y avait aucun danger. Les trois autres aventuriers n'entendirent qu'un "Venez". Puis le guerrier s'engouffra dans les ténèbres suivit de près par la magicienne et le prêtre.

Soudain, une lumière vive attira leur attention. Lorsqu'ils arrivèrent à destination, ils ne découvrirent qu'un tas de cendre...

Le prêtre commença à se sentir mal. Le guerrier commençat à courir et disparut dans les ténèbres. La magicienne tenta d'aider le jeune soigneur, mais ce dernier commençait à peser de plus en plus, et la pauvre jeune fille n'eut bientôt plus la force de le porter. Elle lui demande d'attendre pendant qu'elle retrouve le guerrier.

Le prêtre se retrouva donc tout seul dans ce couloir sombre. Mais il crût reconnaitre des formes étranges se rapprocher de lui. Effectivement, il les connaissait bien, c'était le paladin et la voleuse qui s'approchaient doucement de lui.

"Tu entends ce bruit ?"

A ce moment, un énorme choc fit trembler tous les murs.

"C'est le portail qui se referme... Ils t'ont abandonné... Tu n'as que ce que tu méritais... C'est toi qui nous a abandonné !"

Le jeune prêtre ne comprenait pas ce qu'il se passait... Ces mots n'avaient aucun sens... Ils étaient prononcés tres étrangement... Ils ne semblaient pas naturels...

Une lumière vive s'alluma au bout du couloir. Le prêtre baissa les yeux et commença à voir des ombres danser devant ses yeux...

Puis, il s'endormit... Et autour de lui, toujours cette même voix qui lui répétait la même chose...

"Tu ne seras pas dans l'histoire... Tu n'est pas mort... Mais tu vas vite être oublié... Et nous, nous ne le serons jamais... Car nous sommes morts..."

Lorsque le prêtre se réveilla, il sentit une goutte tomber sur son front. Puis une autre, puis encore une autre. Il tenta de bouger, mais il était attaché...

Et une goutte retomba sur son front...

Il regarda face à lui et vit la lumière vive...

Et une goutte s'abbatit sur son front... 

 

dimanche, 06 avril 2008

Autobiographie Lunatique Livre IV

 Livre IV : Can't Stop Falling In Love

Inutile d'y croire encore. Malgré tout ce que je peux confier, je ne me sens toujours pas entouré. En fait, il n'y a qu'un seul mot qui résume ma situation actuelle : SEUL.

Je le suis depuis ma naissance. Et j'ai l'impression que je vais le rester jusqu'à la fin...

Alors bien sûr, je suis entouré de gens qui m'aiment, et que j'aime... Mais il manque quelque chose. J'ai toujours eu l'impression de ne pas vivre dans le monde auquel j'appartiens. Tout ce que je vois autour de moi, c'est un système qui ne me correspond pas. J'aimerais tellement emmener mes amis dans le monde qui est le mien. Mais où est-il ? Et resteront-ils près de moi dans un monde qui risquerait de leur faire peur ?

Il y a des secrets qu'il ne vaut mieux pas partager... Je ne sais pas vraiment. J'aimerais que tout se lise à travers moi.

La solitude passe avant tout par l'incompréhension...

Et oui, ce petit garçon qui vivait entouré de tous ses amis...

Ce petit garçon qui disparait seul dans les Ténèbres...

Ce petit garçon qui semblait venir du passé...

Ce petit garçon est finalement revenu... Et sa vie à un arrière-goût de prophétie...

Celle qui se réalise par obstination...

Celle qui devient réalité par la seule mauvaise volonté...

"Il était une fois, dans un royaume merveilleux peuplé de gens merveilleux, un jeune garçon...

Ce jeune garçon qui ne rêvait que de son bonheur n'a finalement jamais eu l'aide qu'il attendait et c'est ainsi qu'il vécut en voyant ses amis heureux, et c'est ainsi qu'il meurt et ne les reverra jamais plus..."

Dimanche 12 Mars 2006... J'avais déjà tout compris... 

 

jeudi, 03 avril 2008

Alter Ego

La main caresse ce miroir chaque matin. Elle espère qu'un jour, ce miroir se pliera sous ses effleurements et qu'il s'ouvre pour la laisser penetrer dans ce monde onirique. Ce monde où tout risque de disparaître. Mais la main continue de caresser ce miroir chaque jour. Car c'est uniquement dans ce miroir que la main se voit elle-même. C'est le seul endroit où elle se sent finalement complète.

C'est grâce à ce miroir qu'elle peut enfin savoir où déposer ses doigts. C'est face à ce miroir qu'elle a vainement tenté de briser la glace. C'est contre ce miroir qu'elle a découvert la souplesse de ses membres.

Au delà de ce miroir, elle est persuadée qu'il n'y a que ce qu'elle désire. C'est pour celà qu'elle n'arrête pas de caresser ce reflet. Cet honnête reflet qui lui montre tous les détails de son utilité. C'est grâce à ce miroir qu'elle découvre ce dont elle est capable. C'est face à ce miroir qu'elle s'aperçut à quel point elle était unique. 

Cette main sait que son destin n'est pas de rester ici. Elle sait bien que si elle tente de forcer le passage, elle risque de briser le miroir. Et de tout simplement tout perdre avec. Mais elle ne peut se résoudre à continuer à simplement le caresser. Elle veut enfin qu'il lui obéisse. Elle veut enfin qu'il se ploie sous sa force.

Mais il semble que le miroir ne l'entend pas de la même façon. Il résiste. Ne dit rien. Il résiste si bien, que la pauvre main saigne. Elle se coupe. Elle tente pourtant de ne faire de mal à personne.

Et elle y arrive plutôt bien finalement...

Le miroir n'a pas bougé.

Mais la main a changé. Elle a perdue ce qui faisai ses caractéristiques si particulières. Ses lignes onduleuses et définies. Ces doigts agiles et gracieux.

En fait, elle n'est plus rien qu'un tas de chair difforme. Et le miroir reste face à elle, comme pour montrer l'état de dégradation dans lequel elle s'est elle-même plongée. 

Cadeau Onirique

Mes Rêves vous appartiennent... Faites de moi ce que vous voulez. Faites de mes rêves ce que vous voulez. Détruisez-les, emportez-les, appropriez-vous-les.

Vous n'aurez jamais mes larmes. Elles n'existent pas pour vous. Mes larmes ne couleront plus pour de pareilles idioties.

Vous pouvez toujours me regarder dans les yeux. Vous pouvez toujours me dire en face tout ce que je crains, vous ne me verrez jamais vaciller. Mes larmes ne sont pas là pour être admirées. 

Je n'ai plus le temps de regretter et de craindre. Je n'ai plus le temps pour aimer. Je n'ai plus le temps pour cacher mes sentiments. Je n'autoriserai plus mes larmes à me faire perdre mon temps.

Je n'ai plus aucune raison de pleurer... Je n'ai rien à regretter, rien à envier.

Non... Je n'ai strictement rien. Sur quoi... Sur qui pourrais-je donc pleurer ?

Qu'ai-je à regretter à part ma propre chair ?

A quoi servent encore les larmes, lorsque les rêves s'effondrent ?

A quoi servent encore les larmes, lorsque le navire accoste dans le brouillard ?

A quoi servent encore les larmes, lorsque le miroir est brisé... 

mercredi, 02 avril 2008

Passion Of Love

Danser pour tout oublier. Danser pour perdre l'esprit et ne plus penser à rien. Danser pour libérer son esprit. Danser pour ressentir ses membres vivre. Danser jusqu'à s'évanouir. Danser encore, même lorsque les jambes ne répondent plus. Danser jusqu'à ne plus avoir conscience du monde qui nous entoure. Danser jusqu'à en perdre son souffle. Danser encore, même sans souffle.

 Je veux me remémorer les souvenirs des étoiles. Je veux voir apparaître les sentiments des astres. Je veux pouvoir toucher la voute celeste.

Que le grand marathon commence...

Et que chacun de mes pas m'éloigne un peu plus de cette terre désolée.

Et que chacun de mes sauts m'emporte un peu plus vers cet infini.

Et que chacune de mes larmes marque à jamais ce sol souillé... 

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